Population

Les habitants de MONESTIER D’AMBEL s’appellent les Monestérons

recensements

La population a atteint la centaine d’habitants au début du XXème siècle, 81 avant la guerre de 1914-1918.

On notera que les recensements des années 1982 et 1990 sont particulièrement surestimés. Ceux-ci n’ont pas été exécutés dans les règles : aucune archive de nomination d’agent recenseur, pas de passage de celui-ci dans les foyers monestérons.

Les chiffres des autres années peuvent être considérés comme fiables et proches de la réalité. Le chiffre de l’année 2013 est une estimation en attendant le recensement du début de 2014.

Ces chiffres placent la commune au 2ème rang sur 533 des communes de l’Isère et au 1er rang des communes du canton de Corps (en décomptant par le bas, bien sûr !).

La tranche d’âge au délà de 60 ans représente environ 60 % de la population. Ce poids des générations anciennes s’accroît au fil des ans. L’activité économique limitée ne se développe pas. L’ingratitude des sols et la forte pente ne permet plus aux agriculteurs de rester sur la commune. Une scierie représente la seule activité économique de la commune (1 seul emploi).

La densité de population au km2 s’établit autour de 2 habitants.

recensement-2014
«Le recensement de la population se déroulera du 16 janvier au 15 février 2014.»

Patrimoine local

L’église communale a été construite aux XIIème et XVIIème siècles (clef auprès de madame Sylvie BLANCHARD habitant au village ou auprès du maire et des adjoints).
La commune de MONESTIER D’AMBEL tient son nom d’un prieuré (monastère) qui fut créé vers 810 par saint ELDRAD.
interieur-de-leglise
Ecoutons Gérard CARDIN, ancien maire de CORPS et conseiller général, spécialiste local de Saint ELDRAD, nous parler de lui :

 »
ELDRAD serait né en 781 ou 784 à AMBEL commune voisine, au confluent du Drac et de la Souloise, d’un père capitaine Burgonde, nommé Aldradus et d’une femme prénommée Leodda : ils lui donnent le nom Burgonde de Heldrad (héros prudent).
Devenu jeune adulte, il se dépouille de tout et s’engage sur les chemins de la Foi. Il fonde l’église d’Ambel, vraisemblablement l’église Saint Pierre à CORPS et l’église de MONESTIER D’AMBEL avec un petit prieuré pour accueillir les voyageurs, les infirmes et les malades.
Vers les années 814, il choisit la vie monastique et part à la recherche d’un lieu de prières qui lui convienne, en Provence, et il arrive début 815 à l’abbaye de NOVALESE (près de Suze en Italie) où il est accueilli par l’abbé Amblulfe. Il est ordonné prêtre le 29 septembre 815, et en 834, à l’unanimité des moines, il est élu Abbé de l’abbaye de NOVALESE où il restera jusqu’à sa mort le 13 mars 875, à l’age de 94 ans.
Il a fondé agalement MONESTIER LES BAINS (Hautes-Alpes) pour secourir les voyageurs qui passaient par le Lautaret et Briançon pour se rendre en Italie.
Il fut un personnage important de son époque : il édite une correspondance avec Florus de LYON, diacre théologien important de l’école lyonnaise, à qui il demande (suivant en cela les recommandations de Charlemagne) la correction du Psautier (recueil de psaumes) : en effet, suite aux copies successives de celui-ci, au cours des siècles, par des moines, il était trés déformé.
Au pied du Mont Cenis, côté italien, il faut visiter l’Abbaye de Novalese : une chapelle romane du XIème siècle, est décorée de multiples fresques relatant la vie de Saint Eldrad, dont une représentant Saint Eldrad travaillant la terre d’Ambel au pied du château. Enfin il faut également visiter l’église paroissiale où se trouve exposée une magnifique châsse du XII-XIIIé siècles en argent.
 »

A CORPS, dans l’église deux vitraux représentent SAINT ELDRAD (un dans l’abside et un à gauche de l’entrée). Il y a également un statue moderne de celui-ci sur la place devant la Médiathèque.
Dans l’église de MONESTIER D’AMBEL, une statue en bois a été réalisée par un artiste local monsieur FRANCESCHINI.
statue-de-st-eldrad

Sites naturels

Du fait de la présence d’espèces faunistiques et floristiques nombreuses, la commune a été classée en Zone Naturelle d’Interét Faunistique et Floristique (ZNIEFF). Elle est aussi intégrée dans le site européen NATURA 2000 OBIOU – SOULOISE

Les PETITES GILLARDES sont des résurgences de l’eau qui s’infiltre dans le massif du Dévoluy auquel la commune est adossée. Située en amont du village à 3 km sur la rive droite de la Souloise, celles-ci ont un débit en général faible, sauf au printemps où leur débit s’avère trés important à la suite de la fonte des neiges.

Les GRANDES GILLARDES situées en rive gauche sur la commune voisine de PELLAFOL sont par contre des résurgences permanentes d’un débit très impressionnant : les 2èmes de France après la fontaine de Vaucluse.

Un circuit touristique relie les petites et les grandes GILLARDES.

Un site d’escalade de haut niveau est situé à hauteur des Gillardes : il s’agit des falaises de la Petite et de la Grande Roche. Inauguré par le célèbre alpiniste René DESMAISON, ce site est désormais régulièrement pris d’assaut par des rochassiers confirmés. Vous pouvez trouver plus d’information sur le site http://www.camptocamp.org/summits/40597/fr/les-gillardes-grande-et-petite-roches.

Entre le 15 septembre et le 15 octobre, depuis le village et en début de nuit on peut entendre le BRAME DU CERF.

potentille-du-dauphine

Au pied du Faraut MONESTIER D’AMBEL partage avec la commune de BEAUFIN le plus grand site connu de POTENTILLE DU DAUPHINE, plante qui ne vit que dans les Alpes.

lys-martagon

De l’avis de bien des randonneurs, MONESTIER D’AMBEL est la commune des Alpes où il y a le plus de LYS MARTAGON.

Sur la commune se trouve une magnifique station de SABOTS DE VENUS, plante protégée des Alpes.
sabots-de-venus

Galerie photo

QUELQUES PHOTOGRAPHIES DE NOTRE COMMUNE

Le Faraud et le Pierroux
le-village

Le Grillon
le-pic-grillon-1-848-m

L’Obiou
lobiou

La Souloise
la-souloise

Le canyon de l’Infernet sur la Souloise
canyon-de-linfernet-sur-la-souloise

Le lac du Sautet
le-lac-du-sautet

La paroi des Voûtes
les-voutes

Couleurs d’automne
couleurs-dautomne

La mairie
la-mairie

Histoire de la commune

Habité par les Voconces à l’aube du Moyen Age, son nom tient à la création d’un prieuré par St Eldrad natif d’Ambel, la commune voisine (voir la page : Tourisme / Patrimoine local).

Prieuré = monastère = Monestier.

Au cours des guerres de religion, la paroisse a connu beaucoup de rapines et exactions. L’église d’origine, délabrée, fut reconstruite en 1660.

Pendant la Révolution, le curé accepta la Constitution civile du clergé, puis se rétracta et fut remplacé par un un prêtre assermenté.

En 1794, la commune fut fusionnée avec celle d’Ambel. Mais en 1801, ce fut le divorce des deux anciennes communes.

LA CROIX MIRACULEUSE

Selon la tradition, elle aurait été trouvée par des bergers aux confins des trois paroisses (Ambel, Beaufin et Monestier) au pied du mont Faraud, un 14 septembre, fête de l’exaltation de la Sainte Croix (l’année est ignorée). Les bergers ne purent soulever cette croix. Rentrés dans leurs villages ils racontèrent leur mésaventure. Les habitants décidèrent d’aller voir sur place en procession. Les paroissiens d’Ambel et Beaufin arrivés les premiers ne purent en vain soulever cette croix. Le pasteur qui guidait la procession du Monestier, arrivé la dernière, saisit la croix sans aucune difficulté. Depuis lors cette croix était vénérée au Monestier. La paroisse de MONESTIER dont le saint patron était jusqu’alors saint Pierre, choisit comme fête patronale le 14 septembre.

Cette croix avait été placée derrière un verre dans une croix plus grande. A son pied se trouve un reliquaire renfermant un ossement de saint Benoit apporté par les moines au XIème siècle.

Malheureusement suite à une gestion »indélicate » de la commune entre 1977 et 1995, celle-ci a disparu, ne laissant que des images à regarder.

croix-dite-miraculeuse

Présentation

La commune est étagée entre 776 mètres d’altitude au niveau du lac du Sautet et 2 377 mètres au pied du Farraut et du Pierroux, la commune fait face à l’Obiou, point culminant des pré-alpes calcaires (2 789 m). Le chef lieu et le hameau de Tardivières sont situés aux alentours de 900 mêtres. Le 3ème hameau Le Mas se trouve quelques mètres au dessus des rives du lac du Sautet.

Ses habitants se nomment les Monestérons ou, en patois, Monestérous..

Située à 14 km du chef-lieu de canton (CORPS) où l’on trouve les commerces de base, la commune n’est guère plus éloignée de la station de Super-Devoluy (05).
Ses 20 habitants permanents et ses 15 résidences secondaires se répartissent sur 3 hameaux. Plus de 80 % de la population a disparu en moins d’un siècle.

La commune est baignée par les eaux de la Souloise dont les gorges sauvages sont un paradis pour les amoureux de la nature et pour les animaux de toutes espèces. Le lac artificiel du Sautet où se jette celle-ci permet d’accueillir des activités sportives (bateau-électro-solaire mis en place par la communauté de communes du Pays de Corps, canoë, kayak, planche à voile …).
S’étendant sur 1 100 hectares, le territoire est principalement recouvert de forêts (plus de 700 hectares) où se développe une flore de montagne exceptionnelle et où abonde cerf, chevreuil, chamois ainsi que de trés nombreux oiseaux dont l’aigle royal et le magnifique tichodrome-échelette. 30 km de chemins ruraux et sentiers sont régulièrement entretenus et la plus grande partie sont balisés notamment dans le cadre du Plan Départemental des Itinéraires Pédestres de Randonnées (PDIPR). La plupart de ceux-ci permettent aussi la pratique du VTT.

Un site d’escalade est accessible aux grimpeurs de haut niveau au lieu dit la Petite Roche dominant la résurgence des Gillardes (2ème de France, après la Fontaine de Vaucluse).

De nombreuses grottes (baumes) jalonnent la falaise de la barrière du Dévoluy dominant au sud la commune. La plus connue est celle de Four Labaume accessible par un sentier de randonnée. Les autres nécessitent une approche d’escalade souvent artificielle. Depuis 2000, elles ont été quasi toutes explorées par le Spéléo-club de SANARY sur MER.
speleo


Une église communale des XIIème et XVIIème siècles a été récemment rénovée.
Deux fours à pain sont remis en service périodiquement à l’initiative des habitants.

La qualité des eaux de la Souloise permet aux amateurs de pêche de se régaler.

L’activité économique se limite à une scierie que son propriétaire fait fonctionner seul et à quelques éleveurs extérieurs qui viennent faire pâturer leurs vaches ou chevaux.

Les projets ne manquent pas pour :

 protéger et valoriser un environnement de qualité

 renforcer l’attractivité du village

 améliorer l’ouverture de la commune à l’accueil touristique.
Mais ils se heurtent aux faibles moyens dont dispose la commune tant en argent qu’en bonne volonté.